Grace à cet article, vous savez ce qu’est une crise de panique, appelée également attaque de panique, ou crise d’angoisse. Vous connaissez donc les symptômes, et savez pourquoi ils sont là.

Les sueurs, les tremblements, les difficultés à respirer, bref, toutes ces sympatriques manifestations obnubilantes et énergivores peuvent se traiter, voire disparaître avec un peu de travail. Ici nous nous attachons aux cas d’urgence, pendant l’attaque. Vous pouvez trouver sur le blog des articles qui traitent de ce sujet sur le long terme, et sur d’autres facettes du trouble.
Ici, je vous propose donc 5 étapes pour gérer au mieux une attaque de panique.

Petite méthode en 5 points pour sortir d’une attaque de panique

1 – Reconnaître l’angoisse

Prendre un peu de recul pour se rendre compte de se qui se passe réellement, se reconnecter au présent, ou si vous préférez, garder son sang froid. Ça n’a pas l’air forcément évident, mais il faut prendre conscience de la réalité : y a t-il vraiment danger ?

2 – Respirer

Élémentaire, certainement. N’empêche, votre crise est arrivée à cause, entre autres, d’un déséquilibre physiologique. Pour y voir clair, votre cerveau a besoin d’oxygène et de calme, une des premières choses à faire est donc de réguler son cœur qui peut s’emballer, et envoyer les mauvaises hormones.

On inspire en comptant jusqu’à 3, on retient sa respiration 2 secondes. On expire en comptant jusqu’à 4, puis 2 secondes de pause. On refait ce cycle plusieurs fois, puis quand on peut on ajoute une seconde à l’inspiration, aux pauses et à l’expiration.

3 – Bouger

Si vous êtes assis ou allongé, levez-vous. Faites quelques pas, étirez-vous, bougez vos extrémités, pieds, mains, cou, etc. Reprenez contact avec votre corps, sortez de votre torpeur !

4 – Se rassurer

Parlez-vous comme si vous aidiez votre meilleur ami, votre petite sœur ou quelqu’un d’important à vos yeux. Rassurez-vous et récitez votre mantra préféré. N’oubliez pas que votre cerveau ne comprend pas les phrases négatives. Vous ne vous direz pas “il n’y a aucun problème” car il entendra “problème”, il faudra plutôt vous dire “tout va bien”. Mon mantra était “angoissée mais libre”, il y avait de l’acceptation dans cette phrase, et une valeur plus forte pour moi que mon blocage : la liberté. Répéter du positif pour que le cerveau l’ancre bien…

5 – Sourire

Sourire, c’est un peu sortir du positif de l’intérieur, montrer un petit bonheur, même si cela peut être forcé au début. C’est un conseil un peu étrange, peut-être, mais il est pourtant bien utile dans certaines situations! Au lieu de continuer dans une boucle d’angoisse, ou de colère, ou de frustrations, sourire permet de se détacher, prendre du recul et d’être en désaccord avec le premier réflexe de peur.

Comment prévenir une crise ?

Si vous vous posez cette question, peut-être que cela vous arrive souvent, ou que vous redoutez beaucoup la prochaine. Il faut donc faire un travail de fond, mettre des choses en place pour être bien dans sa peau au quotidien. Vous retrouverez au fur et à mesure sur le blog des outils et conseils qui enrichiront la base d’aide, en attendant, voici quelques grands principes – peut-être déjà évoqués ailleurs.

Retrouvez les clés anti-panique sur Instagram notamment, pour lutter contre les habitudes de l’angoisse dans la bonne humeur.

Faire du sport

On insiste, on insiste, pas mal d’articles en parlent ici, et on reviendra encore dessus, tant c’est important ! Bon pour le moral, il agit chimiquement sur votre cerveau pour vous apporter les bonnes molécules du bonheur. C’est le premier antidépresseur prescrit par les psys !

Se reposer

C’est peut-être une période de votre vie un peu trop speed. Il vous est arrivé quelque chose dernièrement, vous vous êtes peut-être négligé et votre corps vous le rappelle. Essayez les mp3 de relaxation, le bain chaud à la bougie, une balade en forêt…

Eviter la boucle

Ne soyez pas trop attentifs à vos symptômes, vos problèmes physiques ou psys. Acceptez que ce soit là. Par contre prenez soin de vous quelques temps, arrêtez les excitants – thé, café, tabac – reprenez le cours de poterie lâché il y a 5 ans, trouvez quelque chose pour sortir de votre quotidien et vous voler du temps…

Quoi qu’il arrive, n’oubliez pas que nous ne mourrons pas d’attaque de panique, malgré nos symptômes parfois violents et la peur qu’ils ont engendré. Vous pourrez faire tous les check-ups du monde, chercher auprès des professionnels de santé – médecins, cardiologues, etc – ou même avoir ces symptômes depuis 10 ans, les crises d’angoisse ne vont ni vous affaiblir, ni vous tuer ! J’en ai même fait un article parceque c’est important.

J’ajouterai presque, au contraire, mais c’est un autre débat… :)

Lila Mekaoui

Médecin psychiatre à l’hôpital Saint Anne à Paris et co-fondatrice de BloomUp – application mobile contre la dépression

” Aider le patient à reconnaître qu’il fait une attaque de panique, les symptômes, les signes annonciateurs. Il faut l’informer sur le début de la crise, et la fin dont il doit avoir conscience : à un moment, ça s’arrête, il n’y a pas de danger. Penser à faire de la respiration abdominale, réduire la fréquence ventilatoire, sur plusieurs cycles. Se rassurer. Communiquer à quelqu’un son angoisse, ne pas tout garder pour soi. Si le patient a un anxiolytique, penser à le prendre, sous la langue le fera agir plus vite.”

1 Commentaire
  1. Sébastien A 2 mois Il y a

    Souvenirs d’exposition en RER ^^ !

Laisser une réponse

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Vous connecter avec vos identifiants

ou    

Vous avez oublié vos informations ?

Create Account